
Pourquoi investir en santé mentale est préférable aux médicaments en France
Investir en santé mentale améliore le bien-être et réduit le recours aux psychotropes. En effet, en France, la consommation reste élevée, ce qui s’accompagne des effets indésirables fréquents. Ainsi, miser tôt sur les thérapies est plus humain et plus durable. Donc investir en santé mentale est préférable aux médicaments.

Investir en santé mentale : un enjeu français urgent
Tout d’abord, la France est parmi les plus gros consommateurs de benzodiazépines en Europe. En 2024, plus de 9 millions de personnes ont reçu au moins une benzodiazépine. Ces médicaments ne traitent pas la cause de l’anxiété ou de l’insomnie.
De plus chez les jeunes, les prescriptions ont nettement augmenté. En 2021, vs l’attendu, +16 % pour les anxiolytiques, +23 % pour les antidépresseurs, +224 % pour les hypnotiques, +7,5 % pour les antipsychotiques.
Les limites des psychotropes : effets secondaires et qualité de vie
En effet les benzodiazépines exposent à la dépendance, aux troubles de la mémoire, à la somnolence et aux chutes. Elles ne doivent être utilisées que sur de courtes durées.
Ces effets altèrent la vie quotidienne et augmentent le risque d’accidents et d’hospitalisations. Investir en santé mentale en amont évite ces spirales iatrogènes.
Investir en santé mentale avant les médicaments : ce que disent les recommandations
Pour commencer, pour la dépression de l’adulte, la Haute Autorité de Santé recommande la psychothérapie pour tous les niveaux de sévérité ; seulement dans les formes légères à modérées, et associée aux antidépresseurs dans les formes sévères.
Par ailleurs, pour les troubles anxieux, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont des prises en charge de référence et doivent être privilégiées.
En conclusion pratique, commencer par une thérapie structurée diminue la souffrance, réduit les rechutes et peut éviter une exposition prolongée aux médicaments. Ainsi, investir en santé mentale tôt est la stratégie la plus sûre.
« Oui, mais les médicaments sont remboursés » : ce qu’il faut savoir
Certes, l’Assurance maladie rembourse largement les psychotropes. Cependant, elle prend désormais partiellement en charge les psychothérapies dans un cadre encadré : le dispositif Mon soutien psy rembourse jusqu’à 12 séances par an (adressage médical requis). De plus, les étudiants peuvent bénéficier de Santé Psy Étudiant (12 séances). Cette avancée reste toutefois limitée et strictement encadrée.
Plan d’action simple pour investir en santé mentale
- Tout d’abord, consulter tôt en cas de symptômes et demander une orientation vers une TCC ou une thérapie validée.
- Ensuite, activer Mon soutien psy si vous êtes éligible, ou Santé Psy Étudiant.
- Enfin, limiter la durée des benzodiazépines si elles sont prescrites et programmer une stratégie de sortie avec le médecin.
Conclusion
En résumé, la France consomme beaucoup de psychotropes, avec des risques bien documentés. Pour cette raison, les autorités recommandent d’investir en santé mentale tôt, en privilégiant les psychothérapies lorsque c’est possible. Ainsi, c’est plus efficace, plus sûr et plus durable que d’attendre un traitement médicamenteux au long cours.
Références
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). (2025). Benzodiazépines et apparentés : bon usage. https://www.ansm.sante.fr
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). (2024). Campagne sur les benzodiazépines : consommation en France. https://www.ansm.sante.fr
Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA). (2023). Rapport sur la consommation de psychotropes chez les enfants et adolescents. https://www.hcfea.fr
Haute Autorité de Santé (HAS). (2023). Prise en charge de la dépression de l’adulte en ambulatoire : recommandations. https://www.has-sante.fr
Haute Autorité de Santé (HAS). (2023). Prise en charge des troubles anxieux : thérapies cognitivo-comportementales en première intention. https://www.ansm.sante.fr
Assurance Maladie. (2023). Mon soutien psy : remboursement des séances de psychothérapie. https://www.ameli.fr